Vaccinations

Le calendrier vaccinal 2014  

La simplification du calendrier vaccinal 2016 est l'aboutissement de 4 années de travail du Haut Conseil de la Santé Publique

 

 

Le nourrisson

coqueluche : pour proteger les nourrissons qui ne peuvent pas encore etre vaccines, la strategie du cocooning est renforcee pour les adultes en contact avec des nourrissons agés de moins de 6 mois et pour les professionnels de sante et de la petite enfance ; Le rappel de la coqueluche se fait à 25 ans. Les futurs parents sont particulièrement concernés, car la vaccination protège les nourrissons de moins de 3 mois que l'on ne peut pas encore vacciner ; la vaccination sera à nouveau recommandée à l'entourage des nourrissons à l'occasion d'une nouvelle grossesse, si le dernier rappel coqueluche date de plus de 10 ans.

  • le remplacement du schéma de primovaccination contre la diphtérie (D), le tétanos (T), la coqueluche (vaccin coquelucheux acellulaire : Ca), la poliomyélite (P) et les infections invasives à Haemophilus influenza de type b (Hib) de type « 3+1 » (trois injections à un mois d'intervalle suivies d'un rappel entre 16 et 18 mois), par un schéma simplifié « 2+1 » comportant deux injections aux âges de 2 et 4 mois, suivies d'un rappel avancé à l'âge de 11 mois pour ces cinq valences ;
  • l'avancement à l'âge de 11 mois des rappels contre l'hépatite B (VHB) et contre les infections invasives à pneumocoque (PnC), selon le schéma de vaccination 2, 4, 11 mois ;
  • l'administration de la première dose de vaccin (ROR) contre la rougeole, les oreillons et la rubéole pour tous les enfants à l'âge de 12 mois, quel que soit le mode de garde en dehors de période épidémique, la seconde dose étant recommandée entre 16 et 18 mois ;
  • la vaccination contre les infections invasives à méningocoque de sérogroupe C est quant à elle recommandée à l'âge de 12 mois (en co-administration possible avec la première dose de ROR).

L'enfant et l'adolescent

  • Infections à HPV : nouveau schéma vaccinal du vaccin Gardasil®
    Le vaccin quadrivalent Gardasil® contre les infections à papillomavirus humains (HPV) a obtenu le 27 mars 2014 une modification d'Autorisation de mise sur le marché (AMM) permettant l'administration du vaccin en deux doses espacées de six mois chez les jeunes filles âgées de 9 à 13 ans révolus... Lire la suite
  • un rappel contre la coqueluche (Ca) à l'âge de 6 ans, qui est désormais recommandé avec celui déjà prévu à cet âge là contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite ;
  • un rappel contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite entre 11 et 13 ans avec désormais des concentrations réduites d'anatoxine diphtérique et d'antigènes coquelucheux (dTcaP) ; ce rappel peut être co-administré avec l'une des trois doses de la vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) recommandée chez les jeunes filles entre 11 et 14 ans

L'adulte

  • les rappels contre la diphtérie à dose réduite en anatoxine, le tétanos et la poliomyélite (dTP) se font désormais à âge fixe et non plus à des intervalles de temps (anciens rappels « décennaux »). Compte tenu des données disponibles sur la durée de protection, ceux-ci sont recommandés aux âges de 25, 45 et 65 ans. Puis, compte tenu de l'immunosénescence au-delà de 65 ans, un intervalle de 10 ans est recommandé entre chaque rappel, soit à 75, 85 ans, etc... ;
  • un rappel contre la coqueluche à dose réduite en antigènes coquelucheux, en complément de la stratégie de cocooning, est recommandé à l'âge de 25 ans (dTcaP).

Par ailleurs, le calendrier vaccinal 2013 introduit de nouvelles recommandations
concernant la vaccination contre :

  • la grippe saisonnière
    Les patients atteints de maladie hépatique chronique avec ou sans cirrhose sont ajoutés à la liste des personnes éligibles à la vaccination ;
  • les infections invasives à méningocoque de sérogroupe non B
    Pour les personnes éligibles à la vaccination par un vaccin tétravalent A, C, Y, W135, il est recommandé de privilégier l'utilisation des vaccins tétravalents conjugués (selon les AMM respectives des deux vaccins disponibles en France : à partir de l'âge de un ou 2 ans). Entre 6 mois et un an, seul le vaccin bivalent non conjugué A + C peut être utilisé contre les infections invasives à méningocoque A ;
  • les infections à papillomavirus humains (HPV)
    La vaccination des jeunes filles est recommandée entre 11 et 14 ans. Par ailleurs, le rattrapage vaccinal est désormais recommandé jusqu'à l'âge de 20 ans (19 ans révolus), la vaccination étant d'autant plus efficace que les jeunes filles n'ont pas encore été exposées au risque d'infection par le HPV ;
  • la rage
    En pré-exposition, après le schéma J0, J7 et J21 ou 28, les rappels à un an puis tous les cinq ans ne sont plus recommandés systématiquement. Pour les professionnels exposés (vétérinaires, personnels de laboratoire manipulant du matériel contaminé...), les rappels seront fonction du niveau de risque d'exposition et des contrôles sérologiques. Pour les chiroptérologues, le rappel à un an reste systématique, les suivants seront fonction des sérologies annuelles ;
  • la rougeole, les oreillons et la rubéole
    Un délai d'au moins neuf mois est à respecter chez une personne ayant reçu des immunoglobulines en prophylaxie post-exposition de la rougeole, avant de la vacciner contre la rougeole, les oreillons et la rubéole ;
  • la typhoïde
    Durant la période de difficultés en approvisionnement des vaccins contre la typhoïde, les vaccinations sont assurées exclusivement dans les centres de vaccination habilités contre la fièvre jaune.

 

Voir téléchargement 
le calendrier vaccinal 2013,
le point sur les principales nouveautés,
les questions réponses

 

Le calendrier vaccinal 2012 :

Points clés sur les recommandations 2012

  • Grippe saisonnière
    - recommandation de vaccination de la femme enceinte à tout stade de la grossesse
    - vaccination des personnes obèses avec un IMC > 40
    - arrivée du vaccin vivant atténué administrable par voie nasale aux enfants de 2 à 17 ans, en priorité lors de la 1° administration. (ce vaccin sera peut-être commercialisé à l'automne 2012).
  • Pneumocoque
    - chez les sujets à risque âgés de 5 ans et plus: une seule dose de vaccin polyosidique 23 valent. Réévaluation en cours de la revaccination ultérieure
  • Tuberculose
    - Le département de Mayotte est ajouté aux zones de risque pour lesquelles la vaccination BCG est fortement recommandée
  • Sujets immunodéprimés
    T
    ableau récapitulatif des vaccinations à réaliser

Surveillance des vaccins

Le Guide des vaccinations 2012 :

Le ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative, et l'INPES mettent aujourd'hui à la disposition des professionnels de santé le « Guide des vaccinations 2012 ». Elaboré par le Comité Technique des Vaccinations, l'AFSSAPS et l'InVS, il présente l'état des connaissances scientifiques les plus récentes sur la vaccination.

Un recueil complet des connaissances sur les vaccinations

L'objectif du Guide des vaccinations 2012  est d'aider tous les professionnels de santé à enrichir et actualiser leurs connaissances dans un domaine qui a récemment évolué. En effet, l'augmentation du nombre de vaccins ainsi que les modifications du calendrier vaccinal ces dernières années peuvent rendre la politique vaccinale difficile à comprendre et à suivre.

Le calendrier vaccinal, la vaccination de populations spécifiques, les principes et les bases immunologiques, la mise sur le marché et les modalités de remboursement par l'assurance maladie ainsi que la politique vaccinale y sont notamment abordés.  

Chaque type de vaccination est présenté, non sans avoir rappelé l'épidémiologie des maladies concernées. La recommandation du vaccin contre les infections àpapillomavirus humains, la levée de l'obligation de primovaccination BCG des enfants, l'amélioration du taux de couverture vaccinale des enfants contre l'hépatite B ou la révision récente des recommandations concernant la vaccination anticoquelucheuse sont donc autant de sujets abordés dans le Guide des vaccinations 2008.

Ce guide fournit aussi de nombreux renseignements pratiques :

  • vaccins disponibles en France,
  • listes d'adresses (centres nationaux de référence,
  • centres régionaux de pharmacovigilance,
  • centres de vaccination contre la fièvre jaune et contre la rage),
  • textes officiels, sites Internet...

Un guide gratuit à l'attention des professionnels de santé

Le Guide des vaccinations 2012 s'adresse à tous les professionnels de santé concernés par la vaccination : médecins généralistes, pédiatres, infectiologues, médecins de protection maternelle et infantile, médecins chargés de la promotion de la santé en faveur des élèves, médecins du travail... Il peut également être utile aux sages-femmesinfirmières et étudiants des filières médicales et paramédicales. Enfin, pharmaciens et professionnels du domaine sanitaire et social y trouveront les réponses aux questions que leur posent fréquemment les familles. 

Coqueluche

Hépatite A

Hépatite B - Hépatite C

Rougeole

  • Application de toutes les mesures de vaccination recommandées par le plan d'élimination de la rougeole, notamment les mesures de vaccination autour des cas de rougeole en milieu scolaire. Le HCSP rappelle la recommandation de vaccination à deux doses de tous les nourrissons et celle de rattrapage des enfants, adolescents et adultes jeunes non vaccinés.
    Haut Conseil de la Santé Publique - Avis du 26 juin 2009
  • La rougeole : lire l'édito du BEH de l'INVS - calendrier vaccinal 20 avril 2009
  • Résurgence de foyers épidémiques de rougeole
    Message DGS-urgent du 1er octobre 2008

    Les données de surveillance épidémiologique ont permis de révéler depuis le début 2008 la survenue de plusieurs foyers épidémiques de rougeole en France (plus de 150 cas).
    Dans ce contexte, il est possible que vous soyez amenés à prendre en charge des cas de rougeole.
    Vos signalements de tout cas suspect auprès des DDASS, couplés à la confirmation biologique de chaque cas, permettent, d'une part, d'optimiser la mise en place des mesures de protection individuelles et collectives autour des cas et, d'autre part, d'assurer la surveillance de la maladie (la France étant engagée au niveau de la région OMS-Europe, dans un objectif d'élimination de la maladie).

BCG

Méningocoque

 

Pneumocoque

 

Rotavirus

Le Haut Conseil de la santé publique a  réévalué les recommandations  relatives à la vaccination contre les rotavirus des nourrissons âgés de moins de 6 mois comme préconisé dans les conclusions de l'avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France en date du 5 décembre 2006.

 

Papillomavirus humain

Grippe saisonnière

 

Grippe - A(H1N1)pdm09

  • Actualisation des recommandations d'utilisation des antiviraux en période de circulation du virus A(H1N1)pdm09
    Haut Conseil de la Santé Publique - Avis du 13 décembre 2011

    Extrait de l'avis du HCSP

    Nourrissons agés de moins de 1 an :
    Les critères cliniques d’un cas possible de grippe chez un nourrisson âgé de moins de un an sont :
    * une fièvre avec une température supérieure ou égale à 38,5°C dans un contexte épidémique ;
    Associée ou non à des :
    * symptômes respiratoires signant une atteinte des voies aériennes supérieures ou inférieures,
    * troubles digestifs,
    * convulsions.
    En cas de suspicion de grippe chez un nourrisson âgé de moins de un an, la mise sous traitement antiviral curatif est recommandée s’il existe un facteur de risque de grippe grave (cf. annexe complémentaire 1.2).

    Le HCSP recommande la mise sous traitement antiviral curatif par oseltamivir bien qu’il s’agisse d’une prescription hors autorisation de mise sur le marché (AMM) en dehors du contexte de pandémie de niveau 6 de grippe A(H1N1)pdm09 déclarée par l’OMS (cf. annexe complémentaire 1.1).

    Les formes cliniques graves d’emblée ou compliquée sont hospitalisées et traitées. Les nourrissons sans facteur de risque présentant un tableau clinique jugé sévère par le médecin peuvent relever d’un traitement antiviral avec consultation hospitalière aux urgences.

Mesures d'accompagnement :
 Le respect des mesures barrière (isolement pendant la phase symptomatique si possible, lavage des mains et port d'un masque chirurgical pour le cas index) doit être rappelé.
 Devant tout cas suspect, la recherche de personnes à risque (cf. annexe complémentaire 1.2) parmi l'entourage du cas est recommandée au cours de la consultation.
 Dans tous les cas, le médecin explique au patient (pour les enfants, à la personne qui en est responsable) qu'il est important de le recontacter ou d'appeler un service d'urgences en cas d'aggravation de son état. Il lui remet la fiche « Recommandations aux personnes malades » téléchargeable sur le site du ministère chargé de la santé.
 Cas particulier de l'allaitement : une femme suspecte de grippe peut continuer à allaiter son enfant tant que son état et celui du nourrisson le lui permettent et sous réserve du respect des mesures barrière.

Téléchargez l'avis du HCSP

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