La presse en parle

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MONTPELLIER

Prématurés : Parents bienvenus

Au CHU de Montpellier, les familles ont accès
nuit et jour au service de néonatalogie.
Impliquées dans les soins, elles travaillent
avec les équipes soignantes
au bien-être de ces enfants fragiles.

Le nom des enfants est inscrit au marqueur sur la porte de la chambre: Khelil, Kevin, Hanaé. Trois bébés nés avant terme, sauvés par les techniques de pointe dont dispose le CHU de Montpellier (Hérault). Au fond de la pièce, plongée dans une semi-pénombre, deux femmes chuchotent. Penchée sur la couveuse d'Hanaé, l'infirmière replace le cache en tissu destiné à obturer la lumière. La maman, qui a passé son bras par le hublot, caresse doucement la joue de la petite fille. La séance quotidienne de soins se termine. Bientôt, le rythme cardiaque du bébé s'apaise, tombant à 133 battements par minute.

A sa naissance, avec deux mois d'avance, Hanaé ne pesait que 870 grammes. Cette enfant, l'une des plus fragiles de l'étage, bénéficie pourtant du même régime de faveur que les autres. Dans ce service de néonatalogie d'avant-garde, les parents accèdent librement aux chambres, à toute heure du jour et de la nuit. Ils partagent leurs observations sur le comportement du bébé avec l'équipe. Les soins, enfin, sont prodigués en commun. Le CHU de Montpellier est le deuxième en France (1), après celui de Brest (Finistère), à adopter le programme NIDCAP®, conçu par des chercheurs américains de la Harvard Medical School, à Boston, pour améliorer le bien-être des grands prématurés.

 

L'expérience montre que la participation active des parents ne contrarie pas la bonne marche du service, au contraire. «Plus ils sont présents, moins les alarmes sonnent pour signaler une pause respiratoire ou une anomalie du rythme cardiaque», note le Pr Jean-Charles Picaud, chef du service. Preuve que gestes d'affection et technique médicale ne sont pas incompatibles.

A Montpellier, les proches entrent comme dans un moulin, ou presque. Bien sûr, tous se lavent les mains à l'entrée et enfilent la blouse blanche. Assises dans le couloir, les deux grands-mères d'Agathe, «gros» bébé de 2,2 kilos, échangent leurs impressions. «Quand j'ai accouché avant terme, il y a quarante ans, ça s'est passé tout autrement, s'étonne la première. Je n'ai pas pu voir mon fils pendant deux mois. Puis, on m'a remis le "paquet" sans un mot.» Passe une mère pressée, tirant par la main un petit garçon affublé d'une blouse dix fois trop grande. Alors que les visites sont autorisées pour les frères et sœurs, l'hôpital n'a pas prévu de tenues à leur taille!

 

Au CHU de Montpellier. Ulysse, né à 29 semaines, pesait 630 grammes

 

Pour gagner du temps, l'infirmière s'efforce généralement d'enchaîner le change du bébé, la mesure de la température et le nettoyage du nez ou de la gorge à l'aide d'une sonde. Mais certains enfants, comme Hanaé, se fatiguent plus vite que d'autres. «Par ses petits malaises et ses pauses respiratoires, Hanaé nous a montré que les soins étaient durs à supporter pour elle», écrit la puéricultrice dans une note destinée à toute l'équipe. D'où sa recommandation: «Offrez-lui des temps de récupération en faisant des pauses.» 

 

 

 

Les bienfaits de cette révolution culturelle sont déjà visibles, selon ses initiateurs. «Les enfants ont des durées de sommeil plus longues, estime Stella Chillault, la cadre puéricultrice chargée de la démarche Nidcap à Montpellier. Et les cas d'anorexie ont disparu.» Une étude menée à Boston auprès de 30 nouveau-nés montre que les prématurés bénéficiant du programme tombent moins souvent malades et quittent l'hôpital plus tôt. Leur développement neurosensoriel est également amélioré, ainsi que la qualité de la relation avec leurs parents.

Ces parents, justement... Savent-ils rester à leur place? Ne se montrent-ils pas trop envahissants? Il se trouve quatre ou cinq couples, chaque année, pour formuler des exigences incompatibles avec le fonctionnement du service. Mais, la plupart du temps, tout se règle à l'amiable. Ainsi, l'équipe de nuit s'était habituée à voir débarquer régulièrement le même papa à... 2 heures du matin. Serveur dans un restaurant, il passait à l'hôpital une fois son service terminé.

Une autre fois, une famille, convaincue des bienfaits de l'énergie cosmique, a demandé à glisser sous le bonnet du bébé des lapis-lazuli - des pierres de couleur bleue - pour l'aider à guérir d'une hémorragie cérébrale. Les médecins ont accepté. «Ce rituel ne mettait pas l'enfant en danger, note Laurence Chandebois, puéricultrice. Pourquoi l'aurait-on refusé?» Forces occultes ou pas, toujours est-il que l'épanchement a cessé.

(1) Le programme, également en place à Valenciennes (Nord) et à Toulouse (Haute-Garonne), doit être lancé à Strasbourg (Bas-Rhin), à Caen (Basse-Normandie) et à Saint-Denis-de-la-Réunion (la Réunion).

 Source : Magazine l'EXPRESS - 19 mars 2008
Reportage réalisé dans le 
service de néonatalogie - CHU Arnaud de Villeneuve - Montpellier
par Estelle Saget. Reportage photos : Jean-Paul Guilloteau/L'Express


 

Le CHU de Montpellier à l'avant garde pour veiller les grands prématurés  

Chaque année, 320 à 350 grands prématurés naissent dans la région. De ces enfants venus au monde avant la fin du septième mois de grossesse, on sait aujourd'hui, grâce à la première grande étude épidémiologique réalisée en France à leur sujet, que 40 % d'entre eux présenteront plus tard une déficience (contre 16 % pour la population des enfants arrivés à terme).
Mais les progrès enregistrés dans les soins prodigués à ces enfants lors de leurs premières semaines de vie permettent d'améliorer très significativement leur développement. Au CHU de Montpellier notamment, via une méthode venue des USA et qui n'a que très peu d'équivalents en France.
 

 

Source : Journal Midi Libre - 13 avril 2008
Reportage réalisé dans le
 
service de néonatalogie - CHU Arnaud de Villeneuve - Montpellier
Textes Vincent COSTE. Reportage photos : Photos F. Valentin


MARSEILLE


 

Cocon sur mesure pour le bébé prématuré à l'hôpital Nord de Marseille 

L'équipe de néonatologie du Dr Christian Palix à l'hôpital Nord a mis au point des cocons permettant aux nouveau-nés, notamment prématurés, de retrouver la position regroupée et contenue qu'ils avaient dans le ventre de leur mère. Ces « utérus de suite » sont le fruit de dix ans de travail des équipes de néonatologie et du CAMSP (Centre d'action médico-social précoce).

Jusqu'ici fabriqués artisanalement par Danielle Salducci, kinésithérapeute, ces « nids » en Bultex évitent l'hyper-extension de la tête et des bras, favorisent l'éveil du nouveau-né, réduisent son stress et lui évitent de futurs problèmes d'articulation et respiratoires. Selon le Dr Marie Fabre-Grenet, pédiatre neurocomportementaliste, le regroupement du bébé, les mains attirées par le visage, permet d'éviter les anomalies orthopédiques tels que l'aplatissement du crâne ou les déformations des membres, favorise l'activité visuelle et la motricité dirigée vers la préhension.

Il est enfin indispensable dans la prévention et le traitement des reflux gastro-oesophagiens fréquents et douloureux à cet âge.
Une trentaine de ces nids en Bultex sont gratuitement mis à la disposition des nouveau-nés de l'hôpital Nord, jusqu'à l'âge de 4 mois. Mais un brevet a été déposé, et plusieurs fabricants sont sur les rangs pour une production commerciale à grande échelle.

Contact Dr Christian Palix
Source : Réseau des CHU - 10 avril 2007


 

Des cocons pour prématurés remplacent le ventre de la mère

Le cocon mis au point par les services de néonatalogie et du centre d'action médico-sociale précoce) de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille, est prévu pour accueillir le nouveau-né jusqu'à l'âge de quatre mois. Il comporte une partie supérieure plus étroite pour la tête, et une partie inférieure plus large pour le bassin.
 

© Vincent Beaume
Source : Journal La Provence - 24 mars 2007

Grâce à l'équipe de néonatalogie de l'Hôpital Nord et au club Soroptimist de Marseille, les bébés prématurés vont bénéficier d'une innovation améliorant considérablement leur adaptation à la vie extra-utérine.

Un cocon, berceau spécialement étudié pour permettre aux nouveau-nés de retrouver une activité et une mobilité voisines de celles observées dans l'utérus maternel, a été mis au point dans les services de néonatalogie du docteur Palix et du CAMSP (Centre d'Action Médico-sociale Précoce) de l'Hôpital Nord de Marseille. Avec le soutien du club Soroptimist de Marseille, 30 cocons ont été fabriqués pour ce service. Un brevet a été déposé en avril 2006. Des études sont en cours avec la société française d'articles pour bébés Red Castle pour commercialisation à grande échelle.

La fabrication de ces cocons "utérus de suite" est le fruit d'un travail d'une dizaine d'années des équipes de néonatologie et du CAMSP de l'hôpital Nord pilotées par le chef de service, le Dr Christian Palix, la kinésithérapeute Danielle Salducci et le médecin neuro comportementaliste le Dr Marie Fabre Grenet.

Le cocon a été finaliste au concours de l'Innovation AWARD à Cologne et a reçu le trophée d'argent de l'Union BEBE 9 à Bordeaux et surtout a reçu l'agrément d'Hygiène des hôpitaux.

Depuis, les cocons ont essaimé dans les services de néonatalogie des hôpitaux français :

  • CHU de Besançon, Clermont-Ferrand, Cognac, Dijon, Grenoble, La Rochelle, Montpellier, Nantes, Nice, Paris (Necker), Poitiers, Rennes, Papeete (Tahiti)...
  • CH d'Agen, Aix en Provence, Albi, Antibes, Bastia, Metz, Moulins, Neuilly sur Seine, Périgueux, Perpignan, Puy en Velay, Roanne, Tarbes, Voiron...
  • Clinique de Cambrai, Maternité d'Aix en Provence...

Source : Association Soroptimiste


Grands prématurés : la vie à un fil - Hôpital de la Conception à Marseille 

 

 

Les avancées de la science permettent de sauver les prématurés les plus fragiles.
Mais ce progrès pose aux équipes médicales et à la société de nouvelles questions éthiques que les médecins sont encore seuls à affronter.

Jusqu'où aller, sans tomber dans l'acharnement thérapeuthique ?

 

 

 

Source : Magazine le PELERIN 
Reportage réalisée dans le
 service de néonatalogie - Hôpital de la Conception - Marseille

par Antoine d'Abbundo. Reportage photos : Anne Van Der Stegen/Editing - le 13 octobre 2005


BREST


NIDCAP® : 10 ans d'expérience brestoise en médecine néonatale

A l'occasion des 10 ans du Nidcap® à Brest - Programme Néonatal Individualisé d'Evaluation et de Soins de Développement - les unités de réanimation néonatale et de néonatologie du CHU de Brest ont présenté les résultats très positifs de cette approche basée sur l'individualisation des soins et la valorisation du lien parental. Précurseur en France et dans le monde francophone, le CHU de Brest a adopté cette méthode innovante dès 1998. Labellisé en juillet 2004 « Centre de formation francophone pour le Programme NIDCAP® », le CHU enseigne désormais la méthode rationnelle d'observation du comportement de l'enfant prématuré auprès des soignants européens...

 

Source : Réseau des CHU - 9 février 2009


 

Pour les prématurés, un hôpital aux petits soins

Depuis dix ans, le CHU de Brest applique le Nidcap®, un programme de soins innovantpour les bébés prématurés. Dans ce nid, les résultats sont remarquables.
BREST. - « Ici, c'est comme si l'enfant était encore dans le ventre de sa mère », affirme Caroline, 27 ans, maman d'Eva, née à 27 semaines. Ici, c'est le service de réanimation et néonatalogie du CHU brestois. Chaque année, il accueille environ 300 prématurés nés avant 37 semaines de grossesse, dont 100 très prématurés, nés avant 32 semaines. Pour des raisons éthiques, le service n'accepte pas d'enfants âgés de moins 25 semaines, car les risques de séquelles sont trop importants...

 

 

Source : Ouest-France - 4 février 2009

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