BPA ou Bisphénol A

Bisphénol A

Les sources de Bisphénol A

Source : Anses

Mars 2013

Evaluation des risques du Bisphénol A pour la santé humaine - Avis de l'Anses - Rapport de l'expertise collective Mars 2013

Les sources principales d'exposition au bisphénol A sont les boîtes de conserve et les femmes enceintes y sont les plus vulnérables.

L'évaluation des effets sanitaires de cette substance par l'Anses confirme que son interdiction est urgente mais impose une étude tout aussi rigoureuse des produits de substitution possibles.

Le Sénat veut interdire les biberons au bisphénol A

Source : Sénat

24 mars 2010

.../... La présente proposition de loi, déposée par Yvon Collin (RDSE - Tarn-et-Garonne) et plusieurs membres de son groupe, propose, au nom du principe de précaution, d'interdire le Bisphénol A dans les plastiques alimentaires.
La présence dans notre quotidien du Bisphénol A (BPA), molécule de base du plastique de type polycarbonate, entrant aussi dans la composition des résines époxydes de certains plastiques alimentaires, s'est généralisée : lunettes de soleil, canettes, boîtes de conserve, boîtes de lait en poudre pour enfants et biberons....
La France, tout comme l'Union européenne et les pays industriels, se sont munis de règles sanitaires strictes sur l'utilisation des matériaux et objets entrant en contact avec les denrées alimentaires ; mais l'avancée des recherches pourrait remettre en cause la pertinence de cette approche sanitaire. En effet, des études internationales récentes ont démontré que ces molécules pourraient avoir des effets, encore mal mesurés, sur le système hormonal humain, notamment chez les nourrissons.../...


Bisphénol A dans les biberons en polycarbonate

L'avis de l'AFSSA

Source : AFSSA

Avis du 2 mars 2010

.../... Sur la base des études toxicologiques analysées par le groupe de travail « Bisphénol A », l'Afssa précise dans son Avis du 2 mars 2010, quela période critique d'exposition au bisphénol A correspond à celle du développement du système nerveux et du système reproducteur.Cette période s'étend de l'exposition in utero (via la femme enceinte) jusqu'à l'âge de 3 ans.
Toutefois, l'Afssa souligne que d'autres stades du développement de l'organisme sont également sensibles aux perturbateurs endocriniens, telle que la puberté (voire la pré-puberté), mais qu'à sa connaissance aucune étude de toxicité du bisphénol A n'a spécifiquement exploré ces périodes d'exposition. L'Afssa rappelle également que les études de toxicité du bisphénol A, administré durant la période périnatale des rongeurs (durant la gestation et pendant l'allaitement jusqu'au sevrage) et menées selon les normes internationales, n'ont jusqu'à ce jour pas objectivé de risque pour la santé aux doses auxquelles le consommateur est exposé.../...

Avis du 29 janvier 2010

.../... Les études de toxicité menées selon les normes internationales n'ont jusqu'à ce jour pas objectivé de risque pour la santé aux doses auxquelles le consommateur est exposé. Quel que soit le mode d'alimentation, l'exposition des nourrissons est très inférieure à la Dose Journalière Tolérable (DJT) fondée sur ces études.
Cependant, des publications récentes, dont la méthodologie ne permet pas d'interprétation formelle, font état de signaux d'alerte après une exposition in utero et postnatale à des doses inférieures à celle sur laquelle se fonde la DJT.
Les conséquences pour la santé humaine de ces signaux d'alerte ne sont pas clairement établies. Par ailleurs, si ces signaux d'alerte relèvent de l'activité oestrogénique du bisphénol A, il est alors fondamental de comprendre les mécanismes d'action du bisphénol A chez l'homme, par ailleurs exposé à d'autres composés ayant une activité oestrogénique, d'origine chimique ou naturelle, présents dans certains aliments.
Dans ce contexte, l'Afssa poursuivra son travail d'expertise, en lien avec le réseau international des agences sanitaires, pour approcher la signification sanitaire de ces signaux d'alerte et pour proposer de nouvelles méthodologies pour l'évaluation des risques liés aux très faibles doses de bisphénol A et plus généralement des perturbateurs endocriniens.
Elle recommande d'acquérir des données françaises sur la présence de bisphénol A dans le lait maternel, chez le nourrisson et dans les laits maternisés.
Elle recommande également d'investiguer d'autres sources d'exposition au bisphénol A que les matériaux au contact des aliments.
Ces nouvelles données sont importantes pour éclairer le consommateur et pour permettre au gestionnaire de prendre les mesures appropriées au risque sanitaire .../...

Avis du 24 octobre 2008

.../... "L'usage du chauffage au four à micro-ondes de biberons en polycarbonate (à base de bisphénol) ne justifie pas de précaution d'emploi particulière"
Mise au point publiée par l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA). Après un travail bibliographique, l'AFSSA s'aligne sur les conclusions de l'Autorité Européenne de Sécurité des Aliments (AESA) selon lesquelles l'exposition des nourrissons à ce produit chimique est largement inférieure à la dose journalière tolérable et ce, même en cas de chauffage au micro-ondes: "les quantités de bisphénol A transférable à l'aliment sont très faibles". .../...

L'avis du Réseau Environnement Santé

Le BPA agit comme un perturbateur endocrinien et est impliqué dans des affections aussi variées que les problèmes de reproduction, l’obésité, les cancers du sein et de la prostate, le diabète, les dysfonctionnements thyroïdiens et les problèmes d’attention chez les enfants.

Ce qu'il faut faire :

Minimiser l'exposition des nouveaux-nés et des jeunes enfants :

privilégier l'allaitement. Le lait maternel est l'aliment optimal pour votre enfant. L'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) recommande l'allaitement exclusivement les 6 premiers mois, à poursuivre jusqu'à 2 ans. Donc pas besoin dans ce cas de lait de substitution; Si vous avez besoin de recourir au lait de substitution, préférez le lait en poudre, utilisez les biberons en verre ou en plastique sans BPA; Si vous utilisez un extracteur de lait maternel, assurez-vous que les différentes pièces sont sans BPA.- Utiliser des biberons en plastique étiquetés « Sans Bisphénol A » ou fait à base de polyéthylène, polypropylène ou polyamide[8].- Choisissez des tétines faites en silicone. Elles sont plus durables et plus sûres.

pour en savoir plus sur le BPA - Bisphénol A

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