Lettre des Actualités Périnatales N°1
1er trimestre 2001
Editorial
Plusieurs réseaux en périnatalité sont entrain d'émerger au sein de notre région, citons :
Le réseau périnatal du Gard,
largement soutenu par un véritable réseau en télé - médecine
Le réseau Maternet
servant à la télé expertise obstétricale et au diagnostic périnatal
Le réseau Pyrén@t,
regroupant les structures privées et publiques des Pyrénées-Orientales qui travaillent entre autres à l'harmonisation des protocoles thérapeutiques de prise en charge des pathologies
obstétricales et néonatales
Le réseau des maternités publiques et privées de Montpellier
auquel travaillent actuellement les obstétriciens, les néonatalogistes et les transporteurs de la ville
La mise en place du réseau de télé médecine Périn@t dans l'ouest de la région LR
Tout ceci s'est fait grâce au professionnalisme des uns et des autres, et en tenant compte des apports de la médecine en réseau désormais bien validés dans le champ des pratiques
périnatales (cf. expérience des pays européens).
Ces quelques exemples de réseaux émergents démontrent que l'esprit coopératif entre praticiens et entre établissements a pris le pas sur d'anciennes logiques de compétition. Il n'en reste
pas moins à " peaufiner" ces réseaux par des actes forts :
adoption
par tous les établissements de périnatalité d'un dossier obstétrico-pédiatrique commun et informatisé,
signature
pour tous ces établissements d'une charte périnatale,
désigner un groupe de professionnels
issus des secteurs privés et publics pour animer, évaluer et faire vivre ces réseaux.
Mais la fonctionnalité et la crédibilité d'un réseau périnatal seront encore plus importantes lorsque des difficultés récurrentes auront disparu : places toujours disponibles pour les mères
et/ou leurs enfants au sein des structures de niveau III, engagement des centres III à n'accepter qu'un nombre limité de grossesses à priori à bas risque, et confiance accrue dans les
centres de niveaux I où se situent la fiabilité du réseau : ce sont ces centres qui assurent le dépistage et l'orientation adéquate du tri du risque périnatal.
Enfin, les financements nécessaires ne doivent pas faire défaut : animer un réseau prend du temps et constitue une véritable activité médicale encore insuffisamment
reconnue.
Depuis un certain temps, les gynécologues - obstétriciens ont été priés de mettre en oeuvre un fonctionnement en réseau pour les grossesses à risques afin d'adapter le niveau de la
Maternité (niveau I, II ou III) à la sévérité de la pathologie affectant certaines grossesses.
Nous faisons figurer ici la charte mise en place par le Réseau Sécurité Naissance (R.S.N.) des Pays de Loire, qui je pense intéressera tous les spécialistes de la région Languedoc
Roussillon.
Pr Pierre Boulot
Président Commission Régionale de la Naissance
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