5 - Pratique des mutilations |
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Source : Les mutilations sexuelles féminines Justification du rituel
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Ce sont des femmes surtout qui excisent. Souvent des femmes âgées désignées par la communauté pour cette tâche. En Égypte, une autre catégorie pratique les excisions : les barbiers.
Les accoucheuses traditionnelles aussi pratiquent parfois des excisions. C'est le cas dans plusieurs pays notamment le Soudan où elles effectuent plus de 60% des opérations d'excision, ou le Yémen où elles en pratiquent les deux tiers.
La participation du personnel médical aux MSF est retrouvé dans de plus en plus de pays. Elles peuvent être pratiquées dans un établissement de santé par du personnel qualifié pour des familles riches.
Bien que l'on pense qu'elle puisse atténuer les effets néfastes de la procédure sur la santé l'UNICEF « juge que la médicalisation occulte les problèmes liés à l'excision et empêche le développement d'une solution efficace à long terme en vue de l'abandon de cette pratique ». Dans la même optique, l'OMS « condamne vigoureusement la médicalisation des mutilations sexuelles, c'est-à-dire la participation de professionnels de la santé à quelques formes que ce soit de mutilations sexuelles, en quelques lieux que ce soit, les hôpitaux et autres établissements de santé compris ».
Pourtant, au Nigeria, 27% des filles ont été excisées par un médecin, une infirmière ou une sage-femme, au Soudan les sages-femmes qualifiées effectuent plus de 30% des excisions. Cette médicalisation se retrouve aussi au Kenya, en Guinée, ou encore en Égypte.
Les lieux réservés à l'opération varient : au domicile familial, sous un arbre, dans l'arrière-cour d'une maison...Ils sont hautement septiques. La fillette est allongée par terre et tenue par des femmes adultes pour qu'elle ne bouge pas. L'intervention se déroule sans anesthésie alors qu'on sait combien la vulve est très richement innervée et donc combien elle est sensible. Les exciseuses utilisent des instruments rudimentaires aussi divers que des couteaux, des lames de rasoir, des éclats de verre, des pierres aux arêtes aiguës,...
L'exciseuse procède à l'excision du clitoris et à celle des petites lèvres de façon partielle ou totale. L'hémorragie est souvent arrêté en posant une gaze ou une autre substance sur la plaie et en appliquant un bandage compressif. Les autres substances utilisées peuvent être du beurre, de la terre, de la cendre, parfois de la bouse de vache, ou des préparations végétales pilées, de graines d'arachides, de coton...
Pour la cicatrisation certains praticiens formés à la médecine moderne peuvent poser quelques points pour stopper les saignements. Parfois la cicatrisation se ferait simplement par l'accolement des surfaces à vifs.
Dans l'infibulation, la quantité de tissu excisé augmente. Dans sa forme la plus extrême, l'infibulation suppose l'ablation complète du clitoris et des petites lèvres et de la surface intérieurs des grandes lèvres. Pour que la plaie se referme les bords à vifs des grandes lèvres sont rapprochés et maintenus en place au moyen d'épines, de points de suture ou encore par cautérisation. Les jambes de l'enfant sont ensuite attachées ensemble pendant 2 à 6 semaines. Après cicatrisation, il se forme un « capuchon cutané » qui recouvre l'urètre et tout le vagin ou une partie, ce qui crée un obstacle physique aux rapports sexuels. Un orifice postérieur est ménagé pour permettre l'écoulement des urines et des menstrues.