1 - Tabac : bébé fume aussi |
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Tout ce que vous fumez pendant la grossesse,
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Source : Association "Vivre sans fumer" - 34000 Montpellier
Médecins, sages femmes, infirmières l'affirment, en se fondant sur des données scientifiques irréfutables. La femme enceinte peut en discuter. Pour elle, être enceinte signifie beaucoup de choses parfois contradictoires .Voilà quelques phrases recueillies auprès de jeunes femmes enceintes venues à une consultation d'arrêt de tabac :
Toutes ces situations vécues à un moment donné de la grossesse sont porteuses d'une charge émotionnelle intense, de joie, d'espérance ou d'angoisse. Or l'on sait que le tabagisme est le plus souvent lié à de telles émotions auxquelles s'ajoutent l'attente et l'incertitude de l'avenir. Il est donc difficile voire impossible à certaines femmes d'arrêter de fumer sans être soutenues de façon très personnalisée.
Il existe une méconnaissance des bienfaits du sevrage pour la femme elle-même. Beaucoup de troubles de la grossesse sont majorés considérablement par la cigarette.
Le tabagisme augmente les risques de grossesses difficiles avec saignements, accouchement prématuré, voire interruption spontanée de la grossesse. L'enfant de mère fumeuse a plus de risques de naître prématurément, c'est à dire sans avoir atteint son plein développement. Ceci implique une grande fragilité dans la période qui suit l'accouchement ( période périnatale), avec des difficultés pour trouver un rythme normal de sommeil, des difficultés d'alimentation ce qui entraînent des pleurs fréquents. Les infections ORL et respiratoires surviennent plus volontiers. Plus grave est le retard du développement psychomoteur qui peut être un véritable handicap. C'est aussi parmi les enfants de mères fumeuses que les syndromes de mort subite sont les plus fréquents.
Deux mécanismes sont à l'origine des problèmes du tabagisme: l'oxyde de carbone et la nicotine. L'oxyde de carbone empêche la fixation de l'oxygène sur les globules rouges. Ceux-ci ne sont plus capables de transporter l'oxygène vers les tissus de l'organisme. La nicotine contracte les artères et réduit le courant sanguin. Il résulte donc un manque d'oxygène et d'éléments nutritifs dans tous les organes en développement de l'enfant. Les risques sont proportionnels au taux d'oxyde de carbone et de nicotine du sang de la mère et non pas au nombre de cigarettes fumées. En effet, en toute bonne foi, un certain nombre de femmes réduisent leur consommation de cigarettes. Mais le dosage de la nicotine dans le sang montre que celle-ci ne diminue pas pour autant car, les femmes tirent plus sur la cigarette et inhalent davantage de nicotine.
Les femmes enceintes peuvent avoir recours aux substituts nicotiniques (timbres ou gommes ou tablettes). Ces médicaments sont autorisés par le ministère de la santé. Cependant leur prescription doit être adaptée par un médecin pour éviter les surdosages, la nicotine pouvant s'accumuler dans le liquide amniotique. - Elles peuvent être aidées au cours des séances de préparation à l'accouchement par le personnel de santé qui est formé aux relations de soutien. - Elles peuvent demander un accompagnement plus spécialisé à un médecin tabacologue qui dans un temps bref saura faire coïncider un sevrage réussi et la préparation à la naissance dans une même dynamique de changement.
Pendant les trois premiers mois, l'alcool peut ainsi produire des malformations du bébé ; visage déformé et retard de croissance. De plus, il agit tout au long de la grossesse sur le système nerveux et le cerveau, ce qui peut provoquer chez l'enfant des troubles d'apprentissage, de la mémorisation, de l'abstraction et de l'attention. Il est donc recommandé aux femmes enceintes de cesser toute consommation de boissons alcoolisées, même occasionnellement. Quant au tabac, il est prouvé qu'il favorise les risques de grossesse extra-utérine, les fausses couches, les accouchements prématurés, la mort subite du nourrisson.