1 - Drogue : les effets sur le bébé |
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La composition de la fumée d'un joint de cannabis
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dans les poumons |
+ 66% + 60% + 33% multiplié par 5 |
Ce qui se traduit par un risque accru de malformations et de cancers chez l’enfant.
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En Languedoc-Roussillon :
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Source : extraits de "Grossesse et consommation de drogues : comment contrôler les risques?
Jean-Pier"re
AUBERT, médecin généraliste, Claude LEJEUNE, chef de service de pédiatrie, Hôpital Louis Mourier (92 COLOMBES)
La Revue du Praticien Médecine Générale, 14; 485; 24/1/2000; 121-123
copyright: la Revue du Praticien-Médecine Générale
.../... La consommation d 'héroïne est associée à un taux élevé d'avortements spontanés (15 à 30% selon les séries), et d'accouchements prématurés (20 à 56% selon les séries). Le manque favorise les contractions utérines.
Tous les opiacés traversent le placenta. Après une prise d'opiacés par la mère, les taux sanguins s'élèvent très rapidement chez le foetus, ils décroissent beaucoup moins vite chez le foetus que chez la mère. Le retard de croissance intra-utérin touche 30% des nouveau-nés.
Le syndrome de sevrage intra-utérin s'accompagne d'émission méconiale, d'agitation foetale, d'augmentation des catécholamines dans le liquide amniotique, parfois de mort foetale in utero.
La mortalité périnatale est élevée (risque multiplié par 2 à 3, par rapport à un groupe témoin de même niveau socio-économique). Les troubles respiratoires, et notamment l'inhalation méconiale constituaient la première cause de mortalité du nouveau-né, jusqu'à peu. Ils sont aujourd'hui beaucoup mieux prévenus par la prise en charge précoce des patientes héroïnomanes.
Le syndrome de sevrage du nouveau-né apparaît après un intervalle libre variant de quelques heures à 10 jours (retardé en particulier en cas de polytoxicomanie impliquant des
benzodiazépines et des barbituriques). Il associe irritabilité, hyperactivité, hyperexcitabilité, trémulations, mouvements anormaux, hypertonie, tachypnée avec parfois alcalose, apnées et diarrhée
avec déshydratation.
Globalement, donc, la consommation d'héroïne au cours de la grossesse n'est pas, en soi, source de complications majeures ni pour la mère, ni pour l'enfant. Les complications obstétricales
sont le fait des toxicomanies associées (tabac surtout, et alcool), du manque de suivi obstétrical, des difficultés psychologiques de la mère à accepter la situation de la grossesse et de la
maternité. Une prise en charge globale, dans un climat d'accueil et de tolérance, est la première des conditions de la réduction de morbidité de ces grossesses.
la cocaïne a une grande toxicité pharmacologique au cours de la grossesse
La consommation de cocaïne est associée à une fréquence accrue d'un certain nombre de pathologies très sévères :
- hématome rétroplacentaire,
- rupture hépatique
- pré-éclampsie et éclampsie
- infarctus du myocarde
- rupture utérine
Une prise en charge de ces patientes au cours de leur grossesse est indispensable, le suivi doit être très attentif, la communication avec la patiente devant être privilégiée, pour aboutir à un sevrage de la cocaïne et de ses dérivés, le plus tôt possible au cours de la grossesse.