Le dépistage est le meilleur moyen de lutter
contre le cancer du sein.
Avant 50 ans il est recommandé d'en discuter avec son médecin généraliste, un gynécologue ou un radiologue.
Après 50 ans, il est recommandé de participer au dépistage organisé qui permet un suivi de grande qualité
et qui est pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale.
Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers féminins
Le sein est une glande qui produit le lait pour nourrir le nouveau-né. Il joue un rôle important dans la féminité et dans l'image que la femme a de son corps. Chaque sein est composé d'une
vingtaine de compartiments, séparés par du tissu graisseux, contenant les lobules qui produisent le lait en période d'allaitement. Des canaux transportent le lait vers le mamelon. Les
hormones sexuelles de la femme (estrogènes et progestérone) ont une grande influence sur les glandes mammaires.
Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers féminins.
En France, il représente 36,7% de l'ensemble des nouveaux cas de cancer chez la femme. On estime qu'en 2005, 49 814 nouveaux cas y ont été diagnostiqués et 11 637 décès
ont été liés à ce cancer. Entre 1980 et 2000, le nombre de nouveaux cas a presque doublé, dans le même temps la mortalité n'a que très peu augmenté grâce à l'amélioration des
thérapeutiques. Plus de 50 % des cancers sont observés après 65 ans, près de 10 % avant 35 ans. Aujourd'hui, le taux global de
survie relative à 5 ans après le diagnostic est de 85 %.
L'importance du dépistage
Le dépistage du cancer du sein repose sur la mammographie.
Pratiquée régulièrement, elle permet de détecter des cancers du sein à un stade plus précoce, ce qui permet souvent des traitements moins lourds et améliore les chances de
guérison.
Lorsqu'une anomalie est décelée, d'autres examens (échographie, ponction, biopsie) permettent de savoir s'il s'agit ou non d'un cancer.
En France, un programme de dépistage organisé du cancer du sein permet à toutes les femmes de 50 à 74 ans de bénéficier d'une mammographie de dépistage gratuite (pas de forfait de 1 euro)
tous les deux ans.
Comment se passe le dépistage ?
Les examens de dépistage se font chez un radiologue :
- avant 50 ans, il faut une prescription d'un généraliste ou d'un gynécologue ;
- après 50 ans, une invitation est envoyée aux femmes tous les deux ans par la structure en charge du dépistage dans chaque département français. Avec cette invitation, les femmes peuvent
choisir le radiologue de leur choix dans la liste proposée dans l'invitation.
En général, le radiologue palpe le sein pour s'assurer qu'il n'y a pas d'anomalie (une boule par exemple.) Il réalise ensuite une mammographie, c'est-à-dire une radio des seins. La radio
est en général analysée par le radiologue qui fait l'examen.
Dans le dépistage organisé, c'est-à-dire lorsque la femme se fait dépister en réponse à une invitation par les pouvoirs publics, toute mammographie normale ou bénigne est lue par un
deuxième radiologue pour un résultat encore plus sûr. Cette seconde lecture permet de dépister près de 7 % des cancers du sein.
Si aucune anomalie n'est identifiée, le radiologue remet les clichés radio à la femme qui doit les conserver pour un prochain examen, le plus souvent deux ans après.
Si une anomalie est décelée, le radiologue peut proposer des examens complémentaires pour étudier la nature des anomalies. (Voir les examens du sein" ci-dessous).
Les examens du sein
Vous pouvez voir en image les examens suivants sur le site de l'Institut National du Cancer - INCA :
L'autopalpation des seins
L'autopalpation des seins peut avoir de l'intérêt mais il est important d'apprendre à bien le faire. Le médecin traitant ou le gynécologue peut apprendre les bons
gestes. Il ne remplace pas le dépistage réalisé par mammographie, surtout à partir de l'âge de 50 ans.
Qui est concerné ?
Toutes les femmes peuvent apprendre à se palper les seins. A partir de 50 ans, l'autopalpation ne remplace en aucun cas le fait d'aller se faire dépister en passant une
mammographie.
Est-ce efficace ?
L'autopalpation peut avoir de l'intérêt pour détecter une éventuelle grosseur ou anomalies même s'il n'existe pas de preuve scientifique de son intérêt contrairement au dépistage par
mammographie. Attention : la présence de modifications du sein ne veut pas dire qu'on a obligatoirement un cancer. Le mieux est de consulter son médecin traitant ou son
gynécologue.
Comment on fait ?
L'autopalpation s'apprend, cela ne s'improvise pas. Il n'est pas possible d'apprendre à le faire par téléphone. Le médecin traitant ou le gynécologue peut apprendre les bons
gestes.
A quelle fréquence doit-on le faire ?
Il n'y a pas de fréquence idéale. L'important est de le faire régulièrement, sans que cela ne devienne une obsession.
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Campagne de dépistage du cancer du sein
"Profitez du dépistage organisé, c’est gratuit !", lance Roselyne Bachelot dans un entretien au quotidien Metro. Le dépistage est intégralement
remboursé par la sécurité sociale pour les femmes de 50 à 70 ans qui reçoivent tous les deux ans une invitation à se rendre chez un radiologue. Les campagnes de prévention sont
efficaces : le taux de dépistage "avoisine les 75 % dont 50 % au titre du dépistage organisé, le reste relevant d’une démarche individuelle", déclare la ministre,
précisant que chaque année, "le taux de dépistage augmente de 5 points" pour les femmes de 50 à 70 ans.
Le 7 octobre 2008 : Exposition « Cancer du sein, faites-vous dépister ! » en savoir plus
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Adressez-vous
à tout âge à : - un gynécologue
- un médecin généraliste
- un centre d'examens de santé de l'Assurance Maldie
- un centre mutualiste
après 50 ans à :
la structure départementale en charge de l'invitation des femmes au dépistage organisé dans son département
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Remboursement
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La mammographie et l'échographie sont prises en charge par l'Assurance maladie à hauteur d'environ 70 % en général, hors dépassement d'honoraires.
Dans le cas du dépistage organisé, l'examen est pris en charge à 100%.
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INCA - Institut National du Cancer
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Pour en savoir plus sur le cancer du sein, consultez le site de l'INCA.
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