3 - A qui s'adresse la FIV +/- ICSI ? |
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Source : "La procréatique" les biotechnologies et la reproduction humaine - histoire et éthique"
Question n° 37 - Est-il nécessaire de traiter toutes les infécondités ?
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Oui. Certaines stérilités, par exemple s'il y a :
absence de spermatozoïdes dans le testicule,
anomalies de tous ou presque tous les spermatozoïdes,
absence d'ovaire,
absence d'ovulation (sauf cas exceptionnels),
absence d'utérus.
Il n'y a pas d'autre ressource dans ces cas là que des traitements palliatifs : don de spermatozoïdes, don d'ovocytes, don d'embryons.
Non. Certaines hypofertilités ou stérilités peuvent être traitées autrement, par exemple :
un traitement hormonal peut corriger certains troubles de l'ovulation ou certaines anomalies de la glaire cervicale et quelquefois des anomalies du sperme;
un traitement chirurgical peut aussi corriger certaines obstructions des trompes chez la femme ou des canaux génitaux chez l'homme;
l'insémination artificielle peut donner des résultats, quand la glaire cervicale est imperméable, dans certains déficits spermatiques modérés ou dans les infécondités inespliquées;
il n'est pas exclu qu'une psychothérapie ne vienne à bout de certains dérèglements hormonaux d'origine psychologique, surtout chez la femme.
Elles sont de trois sortes :
les stérilités tubaires, par absence, section, obstruction complète des trompes; les hypofertilités tubaires, par altération des trompes; la FIV court-circuite en effet cet obstacle;
les hypofertilités masculines; quand le nombre de spermatozoïdes est trop faible pour donner des chances sérieuses en spontané, on peut espérer obtenir un succés grâce à la FIV, puisque l'on n'a alors besoin que d'un petit nombre de spermatozoïdes; quand le sperme est de très mauvaise qualité, il est possible de recourir à la FIV avec ISCI;
les infécondités inexpliquées de longue durée (stérilités ou hypofertilités sévères); on ne sait pas toujours pourquoi la FIV peut être efficace (correction d'atteintes tubaires ou spermatiques non détectées par les examens usuels ?), mais c'est une consolation.
Bien entendu, hormis le cas des hypofertilités masculines sévères, la FIV n'est pas nécessairement la seule thérapeutique envisageable (chirurgie tubaire, induction ou stimulation de l'ovulation, insémination artificielle).
Très probablement, en particulier dans trois cas :
certaines hypofertilités masculines très sévères après échec de l'ISCI,
certaines dysovulations liées à la préménopause,
certaines infécondités inexpliquées que pour l'instant nous ne savons pas reconnaître.
Oui. Ils ne sont pas nombreux, de l'ordre de 3 à 5%.
Ce sont tout simplement des couples hypofertiles qui n'avaient pas épuisé toutes leurs chances.
Ceci est donc tout à fait compréhensible, et il est injuste de dire que ces couples ne doivent pas être traités : leurs chances de procréer spontanément sont faibles, de l'ordre de 3 à 5%, et sont bien plus élevées en FIV, de l'ordre de 50% au bout de 5 tentatives. Comme on ne sait pas les reconnaître à priori, il ne serait pas éthique de priver de leurs chances tous les couples hypofertiles sous ce prétexte.